Crimes et Chatiments " au Musée d'Orsay


A ne pas manquer et ceci du 16mars au 27 juin, 450 oeuvres exposées , de la Révolution à 1939, sur la représentation du crime.
Cela se passe au musée d'Orsay à Paris et sous la direction de l'ancien garde des sceaux , R.Badinter et l'académicien Jean Clair
Toiles , dessins, photos ,illustrations ...et notre illustre gu...illotine !!!

Badinter qui disait entre autres que l'homme est le seul animal avec le rat , à tuer pour tuer....


Lu sur Obiwi :

" Un des plus grands romans de Dostoïevski donne son nom à la dernière exposition du musée d’Orsay, d’après un projet de Robert Badinter (ancien garde des Sceaux et ministre de la Justice).

L’esthétisme de la violence


Les meurtriers ont toujours inspiré de nombreux romanciers, de la tragédie grecque au roman contemporain: Eschyle, Sade, Barbey d’Aurevilly, Shakespeare, Baudelaire, Camus… La peinture en témoigne également à foison. Des figures mythiques sont reproduites comme Lady Macbeth, Charlotte Corday, Marat. La figure maléfique de la sorcière hantera aussi l’esprit des artistes qui représenteront des femmes meurtrières de la Bible ou de la fable: Judith, Salomé.

Cette exposition très riche présente plus de 450 œuvres et documents pendant deux siècles d’histoire de 1791 à 1981. Le visiteur découvrira le traitement de la représentation du crime et de la justice par des photographies, quotidiens illustrés, dessins, sculptures, toiles de grands artistes comme Gustave Moreau, Munch, Füssli, Goya, Victor Hugo, Toulouse Lautrec, Degas, Otto Dix

L’apparition de la presse à grand tirage
Le Petit Journal est le premier journal français dont la stratégie est basée sur le sensationnel. Tous les crimes et faits divers sont mis en Une avec des illustrations et des titres spectaculaires.

Enfin c’est à la fin du XIXe siècle que naît et se développe une approche qui se veut scientifique du tempérament criminel. Cesare Lombroso, le criminologiste le plus connu et le plus contesté après sa mort, développe une anthropologie qui prétend établir les constantes de l’homme criminel. Leurs caractéristiques physiologiques et anatomiques permettraient de les distinguer, de les reconnaître et ainsi de prévenir le crime!
Une telle théorie aura une influence considérable sur la peinture, la sculpture ou la photographie.

La dernière guillotine utilisée est montrée, voilée comme elle l'était sous la Révolution. Frissons garantis!

Le musée informe que certaines des oeuvres présentées dans l'exposition sont susceptibles de heurter la sensibilité des visiteurs (et tout particulièrement du jeune public). "


http://www.obiwi.fr/culture/expos-et-creations/85884-evenement-crime-et-chatiment-au-musee-d-orsay

Musée d’Orsay
Jusqu’au 27 juin 2010

1 rue de la Légion-d’Honneur 75007 Paris
Tél: 01 40 49 48 14
www.musee-orsay.fr
Métro: Solférino
Tarif: 9,50 euros, tarif réduit: 7 euros.
Fermeture le lundi.

De soie et de sang de Qiu Xiaolong


Je vais vous parler d'un auteur que j'ai découvert il y a peu ( un an à peu prés mais dont j'ai déja lu toute la bibliographie...Cela se dévore et c'est délectable !!!

A choisir entre tous , De soie et de sang de Qiu Xiaolong , valeur montante du polar chinois.

En résumé :
Une femme en qipao rouge est assassinée....
Son vêtement est le symbole de l'élégance bourgeoise des années 1930 : un symbole à renverser pour les tenants de la pensée révolutionnaire.

L'inspecteur Chen Cao, poète a ses heures perdues ( quand il n'est pas à traduire quelques poèmes pour des monsieur Gros-Sous ) tente de comprendre le véritable mobile du meurtre du premier tueur en
série de l'histoire de Shanghai, qui habille ses victimes de la longue robe traditionnelle avant de les déposer en ville au nez et à la barbe de la police.

Voyage en Chine avec les polars de Qiu Xiaolong.
Un régal (et d'ailleurs on y parle beaucoup de cuisine !) avec moult détails savoureux sur la vie à Shanghaï sous Den Xiaoping : cuisine et gastronomie donc, crise du logement, difficultés de transports, corruption, politique et omni-présence du Parti, bouleversements de la Chine moderne, ... tout cela vient enrichir de manière pittoresque les enquêtes policières de l'inspecteur Chen Cao.

On erre de Confucius à Mao, on sourit sur la découverte de la psychologie par les Chinois et on s'émeut sur un Inspecteur Chen qui malgré tout essaye tant bien que mal de reprendre doucement ses études et cherche sa place dans cete société tentaculaire qui n'en finit plus de changer.Et ce Parti omniscient, qui menace chaque fait et geste, est une frustration constante dans le déroulement de l'enquête...


C'est sans aucun doute bien plus qu'un polar...mais une plongée en apnée totale au sein de cette société Chinoise

Zulu de Caryl Ferey


Nous suivons ici une équipe de la Brigade des Homicides du Cap, en Afrique du Sud, menée par Ali Neuman,chef de la police criminelle, un zoulou traumatisé par les années d’apartheid.
Enfant, il a vu sa famille se faire massacrer et a fui avec sa mère le KwaZulu en proie aux rivalités entre Inkhata et A.N.C.
Jusqu'au jour où alors qu'il enquête sur une agression dont a été victime sa mère, le corps atrocement mutilé de la fille d'un ex-champion du monde de rugby est retrouvé dans un jardin
botanique.
Neuman va alors enquêter aves ses adjoints, Brian Epkeen et Dan Fletcher.
Epkeen, son bras droit, un Afrikaner dur à cuire, vit sa vie comme une course de bolides. Fletcher, le jeune bleu, tente de cacher sa peur face à la violence à laquelle il est confronté tous les jours en sillonnant les ghettos de la vil

Ce thriller est dense, violent. Le rythme ne baisse jamais et monte à certains moments d'un seul coup, sans qu'on le voie venir.On ne sort pas indemne de ce roman.

C'est un roman complexe ou les personnages sont tous attachants malgré un quotidien sombre et sans espoir...et pour le coup, les criminels sont vraiment méchants, plein de haine... à faire froid dans le dos!

En ce qui concerne le milieu social, politique, culturel et économique,l'Afrique du Sud est un élément important pour ce qui va être dit, contrairement à ce qu'il va se passer.
La gageure, pour le gouvernement post apartheid, est de donner du pays l’image d’une nation réconciliée, apaisée…
Pari difficile, voire quasi impossible, en cette année 2007, qui voit les statistiques de la délinquance culminer à des sommets jamais atteints, le taux de pauvreté n’ayant rien à leur envier… : « La première démocratie d’Afrique est devenue le pays le plus dangereux du monde ».
Drogue, guerre des gangs, trafic d’armes, sida…, les fléaux qui déciment la population des townships se comptent par dizaines, les premières victimes en étant les enfants.
La guerre est omniprésente, guerre entre gang surtout.
Et On tue pour un rien, on promet pour mettre une balle dans le dos. On injecte des virus aux enfants des rues parce que, qui va s'en apercevoir ??

Ajoutez à cela la ténacité des rancunes opposant non seulement noirs et blancs, mais aussi les ex-membres des diverses factions plus ou moins extrémistes qui, du temps de l’apartheid, luttaient les unes contres les autres, et vous aurez, peut-être, une petite idée de la morosité, du pessimisme qui se dégagent du dernier roman de Caryl Férey, « Zulu ».

C'est donc un polar très intéressant, tant du point de vue de la forme que du fond économico-culturel ou du fond de l'histoire !
Les coups de poignards existe bel et bien dans ce polar mais pour moi, Caryl Férey en donne tout du long de l'histoire. En pointant du doigt sur les violences qui sévissent encore, sur la pauvreté, sur les "vieux ennemis qui agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale" (couv), et sur la tournure des évènements.

Zulu est à lire absolument ...Certains ne se sont pas trompés puisqu'il a obtenu huit prix en 2009 dont le Grand Prix de Littérature Policière et est d'ailleurs en cours d’adaptation pour le cinéma.


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