Le signe des Quatre d' Arthur Conan Doyle

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Le signe des quatre , publié en Février 1890 est le deuxième roman de Conan Doyle ou Sherlock Holmes fait son apparition . Bonne lecture à tous.


 
Arthur Conan Doyle
 
LE SIGNE DES QUATRE
 
 
 –  Chapitre I  La déduction est une science


Sherlock Holmes prit la bouteille au coin de la cheminée
puis sortit la seringue hypodermique de son étui de cuir. Ses
longs doigts pâles et nerveux préparèrent l’aiguille avant de
relever la manche gauche de sa chemise. Un instant son regard
pensif s’arrêta sur le réseau veineux de l’avant-bras criblé
d’innombrables traces de piqûres. Puis il y enfonça l’aiguille
avec précision, injecta le liquide, et se cala dans le fauteuil de
velours en poussant un long soupir de satisfaction.

Depuis plusieurs mois j’assistais à cette séance qui se
renouvelait trois fois par jour, mais je ne m’y habituais toujours
pas. Au contraire, ce spectacle m’irritait chaque jour davantage,
et la nuit ma conscience me reprochait de n’avoir pas eu le
courage de protester. Combien de fois ne m’étais-je pas juré de
délivrer mon âme et de dire ce que j’avais à dire ! Mais l’attitude
nonchalante et réservée de mon compagnon faisait de lui le
dernier homme avec lequel on pût se permettre une certaine
indiscrétion. Je connaissais ses dons exceptionnels et ses
qualités peu communes qui m’en imposaient : à le contrarier, je
me serais senti timide et maladroit.

Pourtant, cet après-midi-là, je ne pus me contenir. Était-ce
la bouteille du Beaune que nous avions bue à déjeuner ? Était-ce
sa manière provocante qui accentua mon exaspération ? En tout
cas, il me fallut parler.

« Aujourd’hui, lui demandai-je, morphine ou cocaïne ? »

Ses yeux quittèrent languissamment le vieux livre imprimé
en caractères gothiques qu’il tenait ouvert.

« Cocaïne, dit-il, une solution à sept pour cent. Vous
plairait-il de l’essayer ?

– Non, certainement pas ! répondis-je avec brusquerie. Je
ne suis pas encore remis de la campagne d’Afghanistan. Je ne
peux pas me permettre de dilapider mes forces. »

Ma véhémence le fit sourire.

« Peut-être avez-vous raison, Watson, dit-il. Peut-être cette
drogue a-t-elle une influence néfaste sur mon corps. Mais je la
trouve si stimulante pour la clarification de mon esprit, que les
effets secondaires me paraissent d’une importance négligeable.

– Mais considérez la chose dans son ensemble ! m’écriai-je
avec chaleur. Votre cerveau peut, en effet, connaître une acuité
extraordinaire ; mais à quel prix ! C’est un processus
pathologique et morbide qui provoque un renouvellement
accéléré des tissus, qui peut donc entraîner un affaiblissement
permanent. Vous connaissez aussi la noire dépression qui
s’ensuit : le jeu en vaut-il la chandelle ? Pourquoi risquer de
perdre pour un simple plaisir passager les grands dons qui sont
en vous. Souvenez-vous que ce n’est pas seulement l’ami qui
parle en ce moment, mais le médecin en partie responsable de
votre santé. »

Il ne parut pas offensé. Au contraire, il rassembla les
extrémités de ses dix doigts et posa ses coudes sur les bras de
son fauteuil comme quelqu’un s’apprêtant à savourer une
conversation.

« Mon esprit refuse la stagnation, répondit-il ; donnez-moi
des problèmes, du travail ! Donnez-moi le cryptogramme le plus
abstrait ou l’analyse la plus complexe, et me voilà dans
l’atmosphère qui me convient. Alors je puis me passer de
stimulants artificiels. Mais je déteste trop la morne routine et
l’existence ! Il me faut une exaltation mentale : c’est d’ailleurs
pourquoi j’ai choisi cette singulière profession ; ou plutôt,
pourquoi je l’ai créée, puisque je suis le seul au monde de mon
espèce.

– Le seul détective privé ? dis-je, levant les sourcils.

– Le seul détective privé que l’on vienne consulter, précisat-
il. En ce qui concerne la détection, la recherche, c’est moi la
suprême Cour d’appel. Lorsque Gregson ou Lestrade, ou
Athelney Jones donnent leur langue au chat – ce qui devient
une habitude chez eux, soit dit en passant – c’est moi qu’ils
viennent trouver. J’examine les données en tant qu’expert et
j’exprime l’opinion d’un spécialiste. En pareils cas, je ne
demande aucune reconnaissance officielle de mon rôle. Mon
nom n’apparaît pas dans les journaux. Le travail en lui-même, le
plaisir de trouver un champ de manoeuvres pour mes dons
personnels sont ma plus haute récompense. Vous avez d’ailleurs
eu l’occasion de me voir à l’oeuvre dans l’affaire de Jefferson
Hope.

– En effet. Et jamais rien ne m’a tant frappé. À tel point
que j’en ai fait un petit livre, sous le titre quelque peu
fantastique de Une Étude en rouge. »

Il hocha tristement la tête.

« Je l’ai parcouru, dit-il. Je ne peux honnêtement vous en
féliciter. La détection est, ou devrait être, une science exacte ;
elle devrait donc être constamment traitée avec froideur et sans
émotion. Vous avez essayé de la teinter de romantisme, ce qui
produit le même effet que si vous introduisiez une histoire
d’amour ou un enlèvement dans la cinquième proposition
d’Euclide.

– Mais l’élément romantique existait objectivement !
m’écriai-je. Je ne pouvais accommoder les faits à ma guise.

– En pareil cas, certains faits doivent être supprimés ou,
tout au moins, rapportés avec un sens équitable des
proportions. La seule chose qui méritait d’être mentionnée dans
cette affaire, était le curieux raisonnement analytique
remontant des effets aux causes, grâce à quoi je suis parvenu à
la démêler. »

J’étais agacé, irrité par cette critique ; n’avais-je pas
travaillé spécialement pour lui plaire ? Son orgueil semblait
regretter que chaque ligne de mon petit livre n’eût pas été
consacrée uniquement à ses faits et gestes… Plus qu’une fois,
durant les années passées avec lui à Baker Street, j’avais observé
qu’une légère vanité perçait sous l’attitude tranquille et
didactique de mon compagnon. Je ne répliquai rien, et
m’occupai de ma jambe blessée. Une balle Jezail l’avait
traversée quelque temps auparavant, et bien que je ne fusse pas
empêché de marcher, je souffrais à chaque changement du
temps.

« Ma clientèle s’est récemment étendue aux pays du
continent, reprit Holmes en bourrant sa vieille pipe de bruyère.
La semaine dernière François le Villard est venu me consulter.
C’est un homme d’une certaine notoriété dans la Police
Judiciaire française. Il possède la fine intuition du Celte, mais il
lui manque les connaissances étendues qui lui permettraient
d’atteindre les sommets de son art. L’affaire concernait un
testament et soulevait quelques points intéressants. J’ai pu le
renvoyer à deux cas similaires, l’un à Riga en 1857, l’autre à
Saint-Louis en 1871 ; cela lui a permis de trouver la solution
exacte. Voici la lettre reçue ce matin me remerciant pour l’aide
apportée. »

Il me tendait, en parlant, une feuille froissée d’aspect
étrange. Je la parcourus ; il s’y trouvait une profusion de
superlatifs, de magnifique, de coup de maître, de tour de force,
qui attestaient l’ardente admiration du Français.

« Il écrit comme un élève à son maître, dis-je.

– Oh ! l’aide que je lui ai apportée ne méritait pas un tel
éloge ! dit Sherlock Holmes d’un ton badin. Il est lui-même très
doué ; il possède deux des trois qualités nécessaires au parfait
détective : le pouvoir d’observer et celui de déduire. Il ne lui
manque que le savoir et cela peut venir avec le temps. Il est en
train de traduire en français mes minces essais.

– Vos essais ?

– Oh ! vous ne saviez pas ? s’écria-t-il en riant. Oui, je suis
coupable d’avoir écrit plusieurs traités, tous sur des questions
techniques, d’ailleurs. Celui-ci, par exemple, « Sur la
discrimination entre les différents tabacs ». Cent quarante
variétés de cigares, cigarettes, et tabacs y sont énumérées ; des
reproductions en couleurs illustrent les différents aspects des
cendres. C’est une question qui revient continuellement dans les
procès criminels. Des cendres peuvent constituer un indice
d’une importance capitale. Si vous pouvez dire, par exemple,
que tel meurtre a été commis par un homme fumant un cigare
de l’Inde, cela restreint évidemment votre champ de recherches.
Pour l’oeil exercé, la différence est aussi vaste entre la cendre
noire d’un « Trichinopoly » et le blanc duvet du tabac « Bird’s
Eye », qu’entre un chou et une pomme de terre.

– Vous êtes en effet remarquablement doué pour les petits
détails !

– J’apprécie leur importance. Tenez, voici mon essai sur la
détection des traces de pas, avec quelques remarques
concernant l’utilisation du plâtre de Paris pour préserver les
empreintes… Un curieux petit ouvrage, celui-là aussi ! Il traite
de l’influence des métiers sur la forme des mains, avec gravures
à l’appui, représentant des mains de couvreurs, de marins, de
bûcherons, de typographes, de tisserands, et de tailleurs de
diamants. C’est d’un grand intérêt pratique pour le détective
scientifique surtout pour découvrir les antécédents d’un
criminel et dans les cas de corps non identifiés. Mais je vous
ennuie avec mes balivernes !

– Point du tout ! répondis-je sincèrement. Cela m’intéresse
beaucoup ; surtout depuis que j’ai eu l’occasion de vous voir
mettre vos balivernes en application. Mais vous parliez, il y a un
instant, d’observation et de déduction. Il me semble que l’un
implique forcément l’autre, au moins en partie.

– Bah, à peine ! dit-il en s’adossant confortablement dans
son fauteuil, tandis que de sa pipe s’élevaient d’épaisses volutes
bleues. Ainsi, l’observation m’indique que vous vous êtes rendu
à la poste de Wigmore Street ce matin ; mais c’est par déduction
que je sais que vous avez envoyé un télégramme.

– Exact ! m’écriai-je. Correct sur les deux points ! Mais
j’avoue ne pas voir comment vous y êtes parvenu. Je me suis
décidé soudainement et je n’en ai parlé à quiconque.

– C’est la simplicité même ! remarqua-t-il en riant
doucement de ma surprise. Si absurdement simple qu’une
explication paraît superflue. Pourtant, cet exemple peut servir à
définir les limites de l’observation et de la déduction. Ainsi,
j’observe des traces de boue rougeâtre à votre chaussure. Or,
juste en face de la poste de Wigmore Street, la chaussée vient
d’être défaite ; de la terre s’y trouve répandue de telle sorte qu’il
est difficile de ne pas marcher dedans pour entrer dans le
bureau. Enfin, cette terre est de cette singulière teinte rougeâtre
qui, autant que je sache, ne se trouve nulle part ailleurs dans le
voisinage. Tout ceci est observation. Le reste est déduction.

– Comment, alors, avez-vous déduit le télégramme ?

– Voyons, je savais pertinemment que vous n’aviez pas
écrit de lettre puisque toute la matinée je suis resté assis en face
de vous. Je puis voir également sur votre bureau un lot de
timbres et un épais paquet de cartes postales. Pourquoi seriezvous
donc allé à la poste, sinon pour envoyer un télégramme ?
Éliminez tous les autres mobiles, celui qui reste doit être le bon.

– C’est le cas cette fois-ci, répondis-je après un moment de
réflexion. La chose est, comme vous dites, extrêmement
simple… Me prendriez-vous cependant pour un impertinent si
je soumettais vos théories à un examen plus sévère ?

– Au contraire, répondit-il. Cela m’empêchera de prendre
une deuxième dose de cocaïne. Je serais enchanté de me
pencher sur un problème que vous me soumettriez.

– Je vous ai entendu dire qu’il est difficile de se servir
quotidiennement d’un objet sans que la personnalité de son
possesseur y laisse des indices qu’un observateur exercé puisse
lire. Or, j’ai acquis depuis peu une montre de poche. Auriezvous
la bonté de me donner votre opinion quant aux habitudes
ou à la personnalité de son ancien propriétaire ? »

Je lui tendis la montre non sans malice : l’examen, je le
savais, allait se révéler impossible, et le caquet de mon
compagnon s’en trouverait rabattu. Il soupesa l’objet, scruta
attentivement le cadran, ouvrit le boîtier et examina le
mouvement d’abord à l’oeil nu, puis avec une loupe. J’eus du
mal à retenir un sourire devant son visage déconfit lorsqu’il
referma la montre et me la rendit.

« Il n’y a que peu d’indices, remarqua-t-il. La montre ayant
été récemment nettoyée, je suis privé des traces les plus
évocatrices.

– C’est exact ! répondis-je. Elle a été nettoyée avant de
m’être remise. »

En moi-même, j’accusai mon compagnon de présenter une
excuse boiteuse pour couvrir sa défaite. Quels indices pensait-il
tirer d’une montre non nettoyée ?

« Bien que peu satisfaisante, mon enquête n’a pas été
entièrement négative, observa-t-il, en fixant le plafond d’un
regard terne et lointain. Si je ne me trompe, cette montre
appartenait à votre frère aîné qui l’hérita de votre père.

– Ce sont sans doute les initiales H. W. gravées au dos du
boîtier qui vous suggèrent cette explication ?

– Parfaitement. Le W. indique votre nom de famille. La
montre date de près de cinquante ans ; les initiales sont aussi
vieilles que la montre qui fut donc fabriquée pour la génération
précédente. Les bijoux sont généralement donnés au fils aîné,
lequel porte généralement de nom de son père. Or, votre père, si
je me souviens bien, est décédé depuis plusieurs années. Il
s’ensuit que la montre était entre les mains de votre frère aîné.

– Jusqu’ici, c’est vrai ! dis-je. Avez-vous trouvé autre
chose ?

– C’était un homme négligent et désordonné ; oui, fort
négligent. Il avait de bons atouts au départ, mais il les gaspilla.
Il vécut dans une pauvreté coupée de courtes périodes de
prospérité ; et il est mort après s’être adonné à la boisson. Voilà
tout ce que j’ai pu trouver. »

L’amertume déborda de mon coeur. Je bondis de mon
fauteuil et arpentai furieusement la pièce malgré ma jambe
blessée.

« C’est indigne de vous, Holmes ! m’écriai-je. Je ne vous
aurais jamais cru capable d’une telle bassesse ! Vous vous êtes
renseigné sur la vie de mon malheureux frère : et vous essayez
de me faire croire que vous avez déduit ces renseignements par
je ne sais quel moyen de fantaisie.

« Ne vous attendez pas à ce que je croie que vous avez lu
tout ceci dans une vieille montre ! C’est un procédé peu
charitable qui, pour tout dire, frôle le charlatanisme.

– Mon cher docteur, je vous prie d’accepter mes excuses,
dit-il gentiment. Voyant l’affaire comme un problème abstrait,
j’ai oublié combien cela vous touchait de près et pouvait vous
être pénible. Je vous assure, Watson, que j’ignorais tout de votre
frère et jusqu’à son existence avant d’examiner cette montre.

– Alors, comment, au nom du Ciel, ces choses-là vous
furent-elles révélées ? Tout est vrai, jusqu’au plus petit détail.

– Ah ! c’est de la chance ! Je ne pouvais dire que ce qui me
paraissait le plus probable. Je ne m’attendais pas à être si exact.


– Ce n’était pas, simplement, un exercice de devinettes ?

– Non, non ; jamais je ne devine. C’est une habitude
détestable, qui détruit la faculté de raisonner. Ce qui vous
semble étrange l’est seulement parce que vous ne suivez pas
mon raisonnement et n’observez pas les petits faits desquels on
peut tirer de grandes déductions. Par exemple, j’ai commencé
par dire que votre frère était négligent. Observez donc la partie
inférieure du boîtier et vous remarquerez qu’il est non
seulement légèrement cabossé en deux endroits, mais
également couvert d’éraflures ; celles-ci ont été faites par
d’autres objets : des clefs ou des pièces de monnaie qu’il mettait
dans la même poche. Ce n’est sûrement pas un tour de force que
de déduire la négligence chez un homme qui traite d’une
manière aussi cavalière une montre de cinquante guinées. Ce
n’est pas non plus un raisonnement génial qui me fait dire
qu’un héritage comportant un objet d’une telle valeur a dû être
substantiel. »

Je hochai la tête pour montrer que je le suivais.

« D’autre part, les prêteurs sur gages ont l’habitude en
Angleterre de graver sur la montre, avec la pointe d’une épingle,
le numéro du reçu délivré lors de la mise en gage de l’objet.
C’est plus pratique qu’une étiquette qui risque d’être perdue ou
transportée sur un autre article. Or, il n’y a pas moins de quatre
numéros de cette sorte à l’intérieur du boîtier ; ma loupe les
montre distinctement. D’où une première déduction : votre
frère était souvent dans la gêne. Deuxième déduction : il
connaissait des périodes de prospérité faute desquelles il
n’aurait pu retirer sa montre. Enfin, je vous demande de
regarder dans le couvercle intérieur l’orifice où s’introduit la clef
du remontoir. Un homme sobre ne l’aurait pas rayé ainsi ! En
revanche, toutes les montres des alcooliques portent les
marques de mains pas trop sûres d’elles-mêmes pour remonter
le mécanisme. Que reste-t-il donc de mystérieux dans mes
explications ?

– Tout est clair comme le jour, répondis-je. Je regrette
d’avoir été injuste à votre égard. J’aurais dû témoigner d’une
plus grande foi en vos capacités. Puis-je vous demander si vous
avez une affaire sur le chantier en ce moment ?

– Non. D’où la cocaïne. Je ne puis vivre sans faire travailler
mon cerveau. Y a-t-il une autre activité valable dans la vie ?
Approchez-vous de la fenêtre, ici. Le monde a-t-il jamais été
aussi lugubre, médiocre et ennuyeux ? Regardez ce brouillard
jaunâtre qui s’étale le long de la rue et qui s’écrase inutilement
contre ces mornes maisons ! Quoi de plus cafardeux et de plus
prosaïque ? Dites-moi donc, docteur, à quoi peuvent servir des
facultés qui restent sans utilisation ? Le crime est banal, la vie
est banale, et seules les qualités banales trouvent à s’exercer icibas.
»

J’ouvris la bouche pour répondre à cette tirade, lorsqu’on
frappa à la porte ; notre logeuse entra, apportant une carte sur
le plateau de cuivre.

« C’est une jeune femme qui désire vous voir, dit-elle à
mon compagnon.

– Mlle Mary Morstan, lut-il. Hum ! Je n’ai aucun souvenir
de ce nom. Voulez-vous introduire cette personne, madame
Hudson ? Ne partez pas, docteur ; je préférerais que vous
assistiez à l’entrevue. »


.....La suite à télécharger ici : http://www.pitbook.com/htm/suspense.htm

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