Pierre qui Roule de Lax d'aprés Westlake


Juin 1969. New York. John Dortmunder sort de prison après avoir purgé une peine de quatre années. A la sortie, l’attend son vieil ami et complice Andy Kelp qui lui parle déjà d’un nouveau nouveau coup qui peut leur rapporter pas mal d'argent. Son commanditaire est le major Iko, ambassadeur du Talabwo. Celui-ci voudrait qu’il récupère une émeraude sacrée appartenant à un pays rival– valant la modique somme d'un demi-million de dollars –.

Une équipe est rapidement mise en place : Roger Chefwick le serrurier, Stan Murch le conducteur et Alan Greenwood l’homme à tout faire. L’objectif se trouve dans un musée, le plan se met en branle : Andy marche tranquillement devant l’une des entrées et fait mine de s’évanouir. Le garde le voyant se précipite pour l’aider mais le voyou le braque. Plus loin, Stan lance une voiture contenant une grenade incendiaire contre la porte principale et occupe les gardes en leur disant que la direction s’est bloquée.
Alan, John et Roger sont maintenant à l’intérieur et essaie de sortir l’émeraude de sa prison de verre. Or, à peine ont-ils réussi, qu’une alarme retentit. John donne la pierre précieuse à Alan et somme à tous de se disperser. Seulement Greenwood se fait prendre…
Le casse, par malchance, ne va pas se dérouler comme prévu...

Christian Lax retrouve ses crayons et ses pinceaux et nous plonge avec ses planches au coloris plutôt sombre dans l'univers du polar nous faisant découvrir graphiquement un maître du genre , Donald Westlake.

Initialement paru en 1970, Pierre qui roule raconte le parcours d’un ancien taulard qui essaie de mettre la main sur une émeraude, et qui doit pour cela faire preuve de patience et d’ingéniosité. Lax réussit avec talent (comme d’habitude) à nous narrer les méfaits de ce casseur looser, sans oublier un humour bienvenu.
Les confrontations entre le major Iko et John prêtent à rire, l’ambassadeur africain étant très exubérant. On s’amuse aussi de voir l’addition de plus en plus salée pour ce dernier…
Si le roman est plutôt bien adapté, l’ambiance « année 70 » est bien rendue, les ellipses se font peut être un peu trop ressentir .Mais ceci n'est pas préjudiciable puisque les planches sont toujours aussi impressionnantes, la colorisation est assez sombre et l’effet gouaché est très réussi.

Dans Pierre qui roule, nous faisons ainsi la connaissance de l'un ses personnages récurrents, un cambrioleur un tantinet malchanceux, John Dortmunder...
C' est un personnage extrêmement attachant, un loser sympathique, malchanceux mais prenant les choses avec circonspection. Chaque livre le mettant en scène est un véritable régal et met toujours de très bonne humeur.

Et puis l'équipe réunit ces bras cassés déja rencontrés auparavant et qui seront aussi récurrents dans les romans futurs de Westlake, dont Andy Kelp, l'enthousiaste permanent qui fatigue tout le monde par ses bavardages ,Stan March le driveur obsédé par ses itinéraires et leurs minutages, et Roger Chefwick le roi des crocheteurs amoureux des chemins de fer.

Ce roman a d'ailleurs été adapté au cinéma avec dans le role principal un Robert Redford aussi caustique et cabotin que dans "l'Arnaque"


Donc pari gagné pour les éditions Casterman et Rivages Noir qui ont eu une bien belle idée de s'associer pour faire se rencontrer roman noir et bande dessinée ! D'ailleurs , deux autres adaptations méritent que l'on s'y attardent et je pense que j'en parlerai un jour . Donc rendez-vous pris pour Loustal et Coronado d'aprés Dennis Lehane ( Shutter Island, Mystic river) et pour Matz et Nuits de terreur d'aprés Jim Thomson ( Le démon dans la peau, Les arnaqueurs) , Enfin Le Choucas , héros emblématique de Lax aura certainement sa chronique ici...
A bientôt....

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